LE SOUTERRAIN DE QUEANT d'après le site du
GEVSNF, (groupe d'étude des villages souterrains
du nord de la France)
Association travaillant sur tous les types de souterrains, dont les Muches.
La carrière refuge de Quéant est un cas unique dans le département,
et d'une manière générale un des rares refuges de ce type
dans le Nord de la France. Le réseau le plus connu est celui de Naours
qui est la synthèse d'une carrière aménagé et d'un
refuge linéaire plus classique. Celui-ci est beaucoup plus proche, de
par sa conception de réseaux comme Ribécourt la Tour ou encore
Rumilly.
Il semble d'après la description qui en a été faite par
B Bivert, que ce réseau soit seulement un village
souterrain aménagé dans les travées de carrières.
La partie refuge étant noyée au milieu d'une carrière encore
en l'état lors de l'extraction. Notre visite de Rumilly et de Ribecourt
nous permet de donner plus de précision sur le fonctionnement de ce type
de refuge.
En effet, il est difficile ici de parler de muches, car le réseau ne
correspond pas à la définition même de ce type de structure.
La ressemblance dans l'organisation interne et l'utilisation en refuge sont
les seuls points communs avec les muches. En effet, les salles ici ne sont pas
creusées, mais aménagées dans le vide de la carrière.
Des travées sont déblayées, d'autres sont condamnées.
Le tout est maintenu par des murs de hague. Les cellules sont closes par des
murs de pierre sèche, les piliers servant de maillage à l'organisation
de l'espace.
Tout comme à Rumilly, les chambres sont vastes, leur taille dépendant
de la structure originelle, ici la carrière. De nombreuses auges ont
été directement taillées dans les piliers, prouvant encore
une fois l'utilisation de ces salles en étables.
Le plan disponible ici est a priori unique. Il est très
peu précis et ne montre pas la structure en piliers de la carrière
originelle. En fait, celui-ci ne montre que la zone aménagée qu'à
travers le dessin des contours des cellules. Un plan plus précis pourrait
révéler plus d'information sur le schéma d'aménagement
de l'ensemble.
Comme précisé plus haut, ce type de refuge, très rare,
semble avoir été une alternative efficace, au creusement de Muches.
Les réseaux de Rumilly et de Ribécourt sont des exemples extraordinaires.
L'utilisation première des carrières reste d'ailleurs le point
de départ de la genèse des villages souterrains du Nord de la
France.